Sent-bon: désodorisants ou polluants?


Par Isabelle Ducas

En tentant de chasser les mauvaises odeurs de la maison, vous y introduisez peut-être des substances nocives pour la santé.
On trouve certains parfums d’intérieur sous forme de chandelles; d’autres se branchent ou fonctionnent à piles, propulsant un jet à intervalles réguliers, alors que d’autres encore sont dotés d’un détecteur de mouvement ou même d’un détecteur de mauvaises odeurs qu’ils tentent aussitôt de masquer.
Les trois quarts des ménages américains utilisent des «sent-bon». Au cours de la dernière décennie, leurs ventes ont augmenté de 6 % par année, pour atteindre un total de 3,3 milliards de dollars en 2010 chez nos voisins du Sud, selon la firme de marketing Kline & Company.
Les consommateurs, qui ont réduit leurs dépenses depuis la récession et font moins de sorties, voient dans ces produits une façon peu coûteuse d’améliorer leur intérieur.
Pourtant, depuis quelques années, les parfums d’intérieur ont mauvaise presse. «Des études ont démontré que, comme de nombreux produits parfumés, ils contiennent des substances chimiques, dont l’utilisation est liée à plusieurs problèmes de santé comme le cancer ou des problèmes respiratoires», explique Rick Smith, directeur d’Environmental Defence Canada, un groupe qui milite pour une meilleure réglementation des ingrédients utilisés pour fabriquer des produits de consommation.
Plusieurs organismes tels que la Direction de santé publique du Québec et la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) recommandent carrément aux consommateurs de ne pas utiliser de désodorisants pour la maison.
Santé Canada ne fait toutefois au¬cune mise en garde particulière au sujet de ces produits. L’organisme indique seulement que «certaines personnes particulièrement sensibles aux polluants chimiques» peuvent être incommodées par les désodorisants d’intérieur.
La plus récente phase de son Plan de gestion des produits chimiques (PGPC), annoncée en octobre 2011, prévoit l’examen de centaines de substances chimiques présentes dans les produits de consommation, indique Olivia Caron, porte-parole de Santé Canada. «Si une substance présente un risque pour les consommateurs ou l’environnement, le gouvernement prendra les mesures qui s’imposent pour atténuer ce risque», explique-t-elle.
Des études alarmantes
En attendant, plusieurs recherches indépendantes sur la composition des chasse-odeurs donnent aux consommateurs des raisons de s’inquiéter. L’une des dernières, publiée en 2010 par une ingénieure en environnement de l’Université de Washington, Anne Steinemann, fait état d’une trentaine de substances toxiques trouvées dans 25 désodorisants d’intérieur et autres produits parfumés d’entretien ménager et de soins personnels.
Certaines de ces substances, comme le formaldéhyde et le chlorure de méthylène, sont des cancérigènes potentiels. D’autres peuvent provoquer des problèmes de fertilité, des irritations des yeux ou de la peau, des étourdissements, des maux de tête, des nausées, de l’asthme ou divers problèmes respiratoires.
D’autres études menées aux États-Unis et en Europe au cours des dix dernières années pointent du doigt les phtalates, un groupe de produits chimiques accusés de perturber le sys¬tème endocrinien et de causer des cancers.
Un rapport publié en 2007 par le Natural Resources Defense Council souligne que, parmi 14 désodorisants choisis au hasard, 12 contenaient des phtalates, utilisés pour prolonger l’effet des parfums. On retrouve ces substances tant dans les produits à vaporiser que dans les gels ou les huiles. Les phtalates seraient particulièrement présents dans les appareils que l’on branche pour chauffer une huile et en diffuser l’odeur.
Santé Canada affirme «surveiller étroitement les données scientifiques sur ces ingrédients», précisant que certains phtalates seront évalués en priorité dans son PGPC. «Mais jusqu’à maintenant, Santé Canada a déterminé qu’un seul phtalate pose un risque pour la santé humaine, soit le DEHP, une substance qui n’est pas présente dans les assainisseurs d’air», soutient Olivia Caron.
«Naturels», mais pas toujours inoffensifs
Même des produits qui semblent a priori plus naturels soulèvent des doutes. D’après l’Union fédérale des consommateurs, une association française, l’encens, le papier d’Arménie et la lampe Berger peuvent émettre entre autres des phtalates, du benzène, du ¬formaldéhyde (trois cancérigènes potentiels) ou du toluène (qui affecterait le système nerveux).
Et les chandelles parfumées, qui semblent bien inoffensives? Elles dégageraient les mêmes substances. En plus, leur combustion libère de la suie, dommageable pour la qualité de l’air.
Les huiles essentielles ne seraient pas en reste: certaines diffuseraient des terpènes, substances irritantes – d’ailleurs, plusieurs des huiles vendues dans le commerce sont en réalité des produits synthétiques.
À cause des préoccupations grandissantes des consommateurs quant aux effets de ces produits sur leur santé, les fabricants développent de nouvelles formules, mais les mentions «bio» ou «naturel» sur les emballages ne garantissent pas l’absence de nocivité, selon l’étude d’Anne Steinemann.
pour voir l’article au complet: http://www.protegez-vous.ca/maison-et-environnement/sent-bon-desodorisants-ou-polluants.html

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