10 substances qui perturbent nos hormones

1. Le BHA et le BHT

Vous avez acheté de délicieuses pâtisseries et vous vous demandez comment elles peuvent si bien se conserver? Il y a peut-être anguille sous roche… ou plutôt du BHA dans la pâte! Comme le BHT (butylhydroxytoluène), le BHA (hydroxyanisol butylé) est un additif alimentaire qui évite aux corps gras de rancir. Ces antioxydants peuvent être présents dans une foule d’aliments comme la margarine, les chips, les céréales, les soupes ou légumes déshydratés, l’huile végétale, la gomme à mâcher. Mais ce n’est pas tout : ils font aussi partie des ingrédients de plusieurs cosmétiques, crèmes et lotions hydratantes. Côté hormonal, leur impact précis est encore méconnu mais il est prouvé qu’ils imitent l’action des œstrogènes.

2. Les phtalates

Les phtalates peuvent bloquer la production de testostérone et nuire au système reproducteur masculin. Lorsqu’ils sont libérés dans l’air ambiant, ils s’intègrent à la poussière. Ils peuvent aussi entrer dans l’organisme par la peau, au contact d’objets ou de produits qui -souvent à notre insu et sans mention sur l’étiquette- en contiennent. Parmi ceux-ci, on compte de nombreux cosmétiques, parfums, et une panoplie de produits d’entretien et de soins personnels parfumés.
Les phtalates sont également ajoutés aux plastiques de type vinyle ou PVC pour les assouplir. Beaucoup de jouets, rideaux de douche et emballages alimentaires sont fabriqués avec ce plastique. Bon à savoir : le code de recyclage 3 identifie des plastiques de PVC.

3. Le Bisphénol A (BPA)

En plus des biberons dont on a beaucoup entendu parler, certaines bouteilles de distributeur d’eau, conserves d’aliments et canettes peuvent contenir du Bisphénol A. Ce composé chimique se niche en effet dans le plastique polycarbonate -identifié par le code de recyclage 7 (PC)- et dans les résines époxy qui revêtent l’intérieur de divers contenants en aluminium. Le BPA a des effets semblables à l’œstrogène. Les femmes enceintes (les fœtus) ainsi que les nourrissons sont les plus vulnérables…

4. Les retardateurs de flamme bromés

Les retardateurs de flamme PBDE sont utilisés en industrie pour rendre certains matériaux à l’épreuve du feu. On en retrouve dans de nombreux appareils électriques et électroniques, dans les automobiles, dans certains meubles rembourrés, matelas et tapis. Ils sont interdits en Europe depuis 2004. En Amérique du Nord, les fabricants les utilisent de moins en moins. Malgré cela, peu de foyers en sont exempts et beaucoup de PBDE s’accumulent dans la poussière. Ces substances chimiques interfèrent avec les hormones thyroïdiennes.

5. Les parabènes

Pour que les aliments ainsi que les petits pots de crème et autres produits cosmétiques ou d’hygiène (mousses à raser, shampoings, déodorants, etc.) se conservent plus longtemps, on y ajoute des parabènes. Leurs effets sur la santé? On s’inquiète qu’ils puissent agir comme de l’œstrogène, être cancérigènes ou encore affecter la fertilité. Mais cette toxicité n’est pas prouvée et l’utilisation industrielle des parabènes reste «légale». On voit toutefois sur le marché de plus en plus de cosmétiques étiquetés «sans parabènes»…

6. Le triclosan

Voilà une autre substance chimique présente dans divers produits de votre salle de bain! Cette fois, c’est la glande thyroïde qui est mise à l’épreuve…

7. Le téflon et les composés perfluorés (PFC)

Lorsqu’on entend parler de téflon, on pense aux poêles antiadhésives. Mais il n’y a pas que ces poêles qui contiennent des PFC. Il y a aussi les emballages alimentaires cirés, certains vêtements performants imperméabilisés, des traitements antitaches ainsi qu’une multitude d’objets domestiques. Les PFC sont cancérigènes et perturbent le fonctionnement de la thyroïde.

8. Les alkylphénols

Les alkylphénols (nonoxynols, nonylphénols, octylphénols) sont présents dans les pesticides, mais aussi dans certains produits de soins corporels, dans des teintures pour cheveux, des shampoings, des cosmétiques, des détergents et divers produits industriels. Les alkylphénols miment les œstrogènes. Leurs effets nocifs ont été observés sur les poissons.

9. Les pesticides

Des résidus de pesticides peuvent subsister sur les fruits et légumes que vous achetez. Un conseil pour les éviter : simplement bien laver ces fruits et légumes ou encore, manger bio. C’est dans la famille des pesticides qu’on retrouve le plus de perturbateurs hormonaux… dont les alkylphénols.

10. Les métaux lourds

Les métaux lourds comme le plomb, le mercure et le cadmium sont particulièrement toxiques. Pourtant, une récente enquête du regroupement américain de consommateurs Ecology Center a révélé qu’on continue d’en trouver au-delà des limites permises dans plusieurs jouets vendus en Amérique du Nord…
Parmi les autres sources potentielles de métaux lourds : des plombages dentaires, certains poissons et fruits de mer, des thermomètres, des piles, des ampoules, des ordinateurs, la poussière, la pollution et l’eau potable…

Par Delphine Vandycke, MSN Style de vie

Pour aller plus loin, visionnez le résumé du livre ou vous pouvez aussi vous le procurer en cliquant sur le court vidéo qui suit :

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