SAUVER SA PEAU ….



Depuis quelques années, la santé et l’environnement sont devenus des préoccupations importantes pour les consommateurs. Quoi de plus normal, alors, que de se poser la question sur les effets à long terme de l’utilisation des produits de beauté? Les rouges à lèves, fonds de teint et autres fards à paupières sont-ils aussi sains que le prétendent les grandes compagnies cosmétiques?

Pas facile de se renseigner sur les produits de beauté qu’on utilise tous les jours. Les étiquettes minuscules enchaînent les ingrédients au nom imprononçable, et à moins d’être un chimiste aguerri, la composition de notre rouge à lèvres reste totalement incompréhensible.

Heureusement, le documentaire Sauver sa peau, réalisé par Paul Carrière, tente de faire la lumière sur le contenu des produits cosmétiques, et sur leurs effets sur la santé. En se renseignant auprès des grandes compagnies cosmétiques, des chercheurs et des groupes de pression, on dresse un portrait inquiétant de la situation actuelle. 

Que du court terme

Pour l’industrie des cosmétiques, qui récolte 250 milliards de dollars par an, les effets secondaires sont exclus: afin d’éviter les rougeurs et les irritations qui feraient fuir leurs clientes, L’Oréal, Avon et autres Lise Watier s’attachent le service de scientifiques qui s’assurent que leurs produits sont sains. Pour certaines personnes, comme l’ancien ministre de la Santé du Manitoba Darren Praznik, cet argument suffit à calmer leurs inquiétudes. Marie-France Corre, consultante indépendante en consommation, souligne cependant que personne ne connaît l’impact, à long terme, de ces produits de composition chimique.

Toutefois, même si les preuves scientifiques se font attendre, certains organismes ont déjà déterminé une corrélation directe entre la détérioration de la santé et les produits contenus dans les produits de beauté. Par exemple, on a remarqué un taux anormalement élevé d’asthme, de cancers et de fausses couches chez les employées des manucures, qui respirent chaque jour le fameux «trio toxique» qu’on retrouve dans les vernis et les dissolvants. Les coiffeuses auraient également trois fois plus de chances que toute autre femme de contracter un cancer.

À la rescousse des frimousses

Afin d’aider les gouvernements dans leurs tentatives de protéger les consommateurs, des organismes indépendants, tels que Skin Deep, informent les gens sur les ingrédients et la toxicité de chaque produit. La Campain for Safe Cosmetics et d’autres groupes ont également réussi, à force de pressions, à faire disparaître le trio toxique et les parabènes (reliés au cancer du sein) des lignes cosmétiques de certaines compagnies. Mais ces organismes seraient-ils en pleine campagne de peur? Il est effectivement possible de se poser la question, puisque aucune sérieuse ne porte actuellement sur le sujet.

Entre la peur, la prévention et l’insouciance, il n’y a pas beaucoup de marge, surtout dans une situation où les données sont manquantes. Finalement, peut-être faudra-t-il attendre la sortie des premières études scientifiques pour se faire une idée claire? D’ici la publication de ces études, le documentaire Sauver sa peausaura fournir assez d’éléments pour qu’on puisse se faire une idée approximative du danger de se maquiller tous les matins.

Sources : Alexe-Sandra Daigneault / TVHebdo – 2011-06-22 11:53:07

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